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Piscine Sereine La lettre

Pompe à chaleur piscine qui givre ou ne chauffe plus

Pompe à chaleur de piscine qui givre ou ne chauffe plus : ce que l'air humide décide, le givre qui est normal, et les quatre pannes à écarter avant d'appeler.

Baptiste S. Publié le 15 octobre 2026 Mis à jour le 15 octobre 2026
Au fond du jardin un matin d'automne, l'arrière d'une pompe à chaleur de piscine dont la grille d'aspiration porte une couche de givre blanc, et une flaque de condensats sur la dalle sous l'appareil

Votre machine givre à 9 °C et ne givre pas à 1 °C. Les deux sont vrais, c’est le même appareil, et personne au magasin ne vous avait prévenu que le froid n’était pas le problème.

Une pompe à chaleur de piscine qui givre déclenche presque toujours le même enchaînement : on regarde le thermomètre, on trouve qu’il ne fait pas si froid, on en conclut que l’appareil est en panne. L’erreur est de regarder le thermomètre seul. Le givre ne se forme pas à partir du froid, il se forme à partir de l’eau que l’air transporte — et l’air d’un matin d’octobre à 9 °C en transporte bien plus que l’air d’un matin de janvier à 1 °C.

Pompe à chaleur piscine qui givre : c’est l’air qui décide, pas la machine

Une pompe à chaleur ne fabrique pas de chaleur, elle la déplace. Elle en prélève dans l’air du jardin et la verse dans l’eau du bassin, et c’est tout le mécanisme — l’article sur le dimensionnement d’une pompe à chaleur de piscine détaille ce transfert et le calcul de puissance qui en découle. Pour prélever de la chaleur à l’air, il faut une surface plus froide que l’air. C’est l’évaporateur : le grand échangeur à ailettes derrière lequel tourne le ventilateur.

Cette surface froide fait exactement ce que fait une bouteille sortie du réfrigérateur en été. Elle se couvre de buée, parce que l’air qui la touche se refroidit et ne peut plus garder toute sa vapeur d’eau. La température à laquelle cette vapeur commence à se déposer porte un nom : le point de rosée. Il ne dépend pas seulement de la température de l’air, mais de la quantité d’eau que cet air contient réellement.

Et c’est là que tout se joue. À 12 °C et 90 % d’humidité relative, le point de rosée est à un peu plus de 10 °C : l’air est gorgé d’eau, et la moindre surface froide en récupère. À 2 °C et 60 % d’humidité, le point de rosée tombe aux alentours de −5 °C : il n’y a presque plus rien à déposer. Même machine, même évaporateur, deux comportements opposés.

Le givre apparaît quand deux conditions se rencontrent : l’évaporateur est sous le point de rosée et sous zéro. La première condition fixe la quantité d’eau disponible, la seconde décide si cette eau coule ou si elle gèle. Un appareil qui ruisselle n’est pas en meilleure santé qu’un appareil qui givre : il travaille simplement un peu plus haut dans la saison.

Idéal pour : Lire le couple température / humidité au lieu de la seule température

Thermomètre-hygromètre d'extérieur à affichage

4.2/5 — notre avis
  • Donne l'humidité relative, c'est-à-dire la moitié manquante de l'explication
  • Un relevé au petit matin suffit : c'est l'heure où la machine givre le plus
  • Beaucoup de modèles affichent directement le point de rosée

Le défaut : Il faut le placer à l'abri de la pluie et du soleil direct, et pas contre un mur qui rayonne : mal posé, il raconte la météo de sa façade plutôt que celle du jardin. Et il ne dit rien de la température de l'évaporateur, que seule une sonde de contact pourrait donner.

Budget indicatif

Une quinzaine à une trentaine d'euros — indicatif

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Lire l’air de votre jardin : la température, l’humidité, le point de rosée

Deux chiffres suffisent, et ils se relèvent en une minute : la température de l’air et l’humidité relative, au niveau de la machine, le matin. C’est le moment de la journée où l’air est le plus proche de la saturation, donc celui où le givre se forme le plus vite.

Ce qu’il faut en tirer n’est pas une moyenne de saison mais une plage. Un même jardin passe, en une semaine d’octobre, d’un après-midi à 18 °C et 55 % d’humidité — aucun givre possible — à un lever de jour à 7 °C et 95 % — givre garanti, et dégivrages à répétition. La machine n’a pas changé d’avis entre les deux : l’air a changé.

Trois détails de terrain pèsent autant que la météo elle-même.

L’emplacement. Une machine posée contre un mur, dans un angle ou derrière une haie recycle son propre air refroidi. Elle travaille alors dans un air artificiellement plus froid que le jardin, et elle givre plus tôt dans la saison. Le dégagement demandé par les notices, souvent de l’ordre d’un demi-mètre sur les côtés et bien davantage devant la sortie d’air, n’est pas une précaution d’installateur : c’est ce qui empêche la machine de se nourrir de son propre rejet.

Le sol. Une dalle sous laquelle l’eau ne s’écoule pas transforme les condensats en une flaque permanente, puis en plaque de glace, et finit par noyer le bas de l’évaporateur. Une pompe à chaleur en marche produit beaucoup d’eau — c’est l’humidité du jardin qui passe par là.

L’heure de marche. Faire tourner la machine la nuit, par réflexe de tarif heures creuses, c’est la faire travailler précisément dans l’air le plus froid et le plus humide de la journée. Le rendement y est au plus bas et le givre au plus haut. Sur ce sujet, le réglage gratuit est de chauffer en milieu de journée.

L'abaque du givre

Posez votre matinée sur la carte

9 °C
90 %

Cette valeur ne vient pas d'ici : elle est sur la fiche technique de votre machine, à la ligne « plage de fonctionnement ». Elle varie énormément d'un modèle à l'autre, et c'est elle qui ferme la saison.

← Glissez pour voir tout l'abaque →

-6 °C -3 °C 0 °C 3 °C 6 °C 9 °C 12 °C 15 °C 18 °C 40 % 60 % 80 % 100 % Humidité relative de l'air Température de l'air Givre franc Froid et sec Ruissellement point de rosée = 0 °C votre relevé

    Le point de rosée est calculé par l'approximation de Magnus-Tetens, une formule psychrométrique standard. Les deux limites du dessin sont en revanche des repères, pas des spécifications : la bascule du ruissellement vers le givre se situe autour d'une douzaine de degrés d'air parce que l'évaporateur travaille quelques degrés sous l'air, écart qu'aucun constructeur ne publie ; et le seuil d'arrêt est celui que vous avez choisi d'après votre notice.

    Ce que l’air autorise, palier par palier

    En descendant la température, on ne traverse pas une pente régulière mais quatre régimes bien distincts, et savoir dans lequel on se trouve évite les trois quarts des appels au dépannage.

    Au-dessus d’une douzaine de degrés : ça ruisselle, et c’est le bon régime. L’évaporateur reste au-dessus de zéro, l’eau condensée coule sous l’appareil, le ventilateur ne s’arrête jamais. C’est aussi la plage où la machine rend le plus de chaleur pour ce qu’elle consomme. Une flaque sous la pompe à chaleur en septembre n’est pas une fuite : c’est le signe qu’elle fonctionne.

    Entre une douzaine de degrés et le seuil de la notice, par temps humide : givre franc et dégivrages fréquents. C’est le régime d’octobre et de novembre en climat océanique, et le plus mal compris, parce que c’est celui où la machine a l’air de mal fonctionner alors qu’elle fait exactement son travail. Chaque dégivrage lui coûte quelques minutes de chauffage, et plus l’air est humide, plus ils se succèdent.

    Même plage, mais air froid et sec : peu de givre, peu de chaleur. Les régions continentales connaissent bien ce cas — un ciel clair, −2 °C, 50 % d’humidité. L’évaporateur reste propre, les dégivrages sont rares, et pourtant l’eau ne monte pas : il n’y a plus beaucoup de chaleur à prendre dans cet air-là. Le givre et le rendement ne se dégradent pas en même temps, et c’est une des raisons pour lesquelles le givre est un si mauvais indicateur de santé.

    Sous le seuil annoncé par la notice : la machine s’arrête, et ce n’est pas une panne. Chaque appareil déclare une plage de fonctionnement. En dessous, il se met en sécurité, ou il passe plus de temps à dégivrer qu’à chauffer. Cette limite se cherche dans le manuel avant de se chercher dans un forum : elle varie énormément d’un on/off d’entrée de gamme à un full inverter.

    Ce que le seuil de la notice ne dit pas

    Il donne la température d’air minimale, pas la température d’eau utile. Entre les deux, il y a les pertes du bassin, qui augmentent justement quand l’air se refroidit. Une machine qui tient techniquement à 2 °C peut très bien ne plus gagner un seul degré d’eau à cette température, parce que tout ce qu’elle apporte repart par la surface pendant la nuit. C’est la limite que personne ne lit sur la fiche technique, et c’est elle qui termine la saison.

    Schéma interactif

    L'évaporateur en coupe, et les trois états du même bloc

    Changez d'état, puis touchez un repère du dessin : le givre ne casse rien, il ferme le passage de l'air — et c'est par là que tout le reste arrive.

    ← Glissez pour voir tout le schéma →

    L'évaporateur en coupe — l'air entre par la gauche Ruissellement mur ailettes serties sur les tubes écoulement ventilateur air rejeté, plus froid et délesté de son eau 1 2 3 4 5
    Voir les peignes et nettoyants d'ailettes

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    Quel givre est normal, et quel givre ne l’est pas

    Un givre normal est uniforme, fin et temporaire. Il se répartit sur toute la surface de l’évaporateur, il blanchit la grille sans la boucher, et il disparaît à chaque cycle de dégivrage pour revenir ensuite. Il peut parfaitement se former tous les matins pendant six semaines sans que rien ne soit à réparer.

    Quatre tableaux doivent au contraire inquiéter.

    Le givre en plaques. Une zone blanche épaisse à un endroit, le reste nu. La répartition est le symptôme : un évaporateur sain givre partout en même temps. Des plaques localisées, surtout près de l’arrivée du détendeur, orientent vers un défaut de charge en fluide frigorigène.

    Le givre qui ne part plus. Le cycle de dégivrage se déclenche, la machine souffle, et la grille reste prise. Soit le cycle n’a plus la puissance de faire fondre ce qui s’est accumulé, soit l’eau de fonte regèle sur place faute d’écoulement, et dans ce cas la glace monte de bas en haut.

    Le bloc de glace en bas de carrosserie. C’est presque toujours un problème d’évacuation : les condensats n’ont pas d’issue, la glace part du bac et grimpe. Elle finit par immobiliser le ventilateur, et là, le dommage devient mécanique.

    Le givre sur l’autre échangeur. Si de la glace apparaît sur les tuyaux d’eau ou sur le corps de l’échangeur côté bassin, il ne s’agit plus de l’air : le débit d’eau est insuffisant et l’eau est en train de geler à l’intérieur. On arrête la machine immédiatement, avant qu’elle fende son serpentin.

    Rejouer le cycle

    Ce que fait la machine, ce que vous voyez

    ← Glissez pour voir tout le dessin →

    L'appareil vu de dessus Marche normale ÉVAPORATEUR ventilateur en marche COMPRES- SEUR ÉCHANGEUR côté eau chaleur vers l'eau l'eau monte

    Ce que fait la machine

    Ce que vous voyez

    1 / 5

      Les durées annoncées sont celles de la notice de votre machine, pas d'un barème général : un cycle de quelques minutes à un quart d'heure est courant, et sa fréquence dépend de l'humidité de l'air. Ce qui ne dépend d'aucun modèle : un dégivrage réussi rend la grille propre.

      Idéal pour : Rendre son passage d'air à un évaporateur encrassé ou légèrement plié

      Peigne à ailettes et nettoyant pour échangeur à air

      4.0/5 — notre avis
      • Un évaporateur encrassé givre plus tôt et dégivre plus mal : c'est l'entretien le plus utile de l'appareil
      • Le peigne redresse des ailettes couchées sans les arracher, ce qu'aucun outil improvisé ne fait
      • Le nettoyant décolle les pollens et les graines d'érable que le ventilateur colle au fond du bloc

      Le défaut : Il se passe machine à l'arrêt et consignée, et il demande d'accéder au dos de l'appareil — ce qui suppose souvent de le décaler, donc d'avoir du mou sur les raccords hydrauliques. Sur un bloc très encrassé en profondeur, le peigne ne suffit pas et le démontage de la carrosserie n'est pas un geste de propriétaire.

      Budget indicatif

      Une vingtaine d'euros pour l'ensemble — indicatif

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      Quand ce n’est plus l’air : les quatre pannes qui ressemblent au givre

      Les quatre se présentent de la même façon — « elle ne chauffe plus » — et aucune ne se corrige en changeant la consigne.

      Un. Le défaut de débit d’eau. C’est de loin le premier suspect, et il n’a rien à voir avec la machine. L’échangeur exige un débit minimal ; en dessous, un contrôleur de débit coupe l’appareil. La cause est presque toujours en amont : panier de préfiltre plein, filtre chargé, vanne de by-pass mal réglée. Le guide de la filtration de piscine traite ce chaînage en détail, et l’ordre des organes y est pour beaucoup : le chauffage vient toujours après le filtre. Si la pompe perd carrément son amorçage, c’est un autre dossier, celui de la pompe de piscine qui désamorce.

      Deux. Le passage d’air réduit. Feuilles collées contre la grille arrière, pollens incrustés entre les ailettes, haie qui a poussé de vingt centimètres depuis l’été. Moins d’air veut dire moins de chaleur captée, un évaporateur qui descend plus froid, donc plus de givre — et le cercle se referme. C’est l’entretien le plus rentable et le plus souvent oublié de l’installation.

      Trois. Le ventilateur ou la sonde de dégivrage. Un ventilateur qui ne tourne plus, ou qui tourne par intermittence, transforme n’importe quelle matinée humide en bloc de glace. Une sonde de dégivrage défaillante produit l’inverse : la machine dégivre sans arrêt, ou ne dégivre jamais. Dans les deux cas, le diagnostic passe par un code défaut sur l’afficheur, qui se lit avec la notice à côté.

      Quatre. Le manque de fluide frigorigène. Le givre en plaques, revenant aussitôt après chaque dégivrage. Un circuit frigorifique est fermé : s’il manque du fluide, il fuit. Ce n’est ni un réglage ni un consommable.

      Idéal pour : Savoir ce que la machine donne réellement, heure par heure

      Thermomètre de piscine à affichage déporté

      4.1/5 — notre avis
      • Sépare les deux situations qu'on confond : l'eau qui ne monte pas et l'eau qui monte puis redescend la nuit
      • Un relevé matin et soir pendant trois jours vaut mieux que n'importe quelle impression
      • Permet de juger l'effet d'une couverture en une seule semaine de comparaison

      Le défaut : La transmission radio passe mal à travers un mur épais ou sur une longue distance, et le capteur flottant finit par se cogner dans un skimmer. Il mesure la température de surface, pas celle du fond, ce qui surestime légèrement le gain d'une journée ensoleillée.

      Budget indicatif

      Une vingtaine à une quarantaine d'euros — indicatif

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      Les pièges du dégivrage : ce qui aggrave au lieu de corriger

      Quatre réflexes circulent, et chacun coûte plus qu’il ne rapporte.

      Monter la consigne. La consigne dit à la machine jusqu’où aller, pas avec quelle force. À 8 °C d’air, une consigne à 30 °C ne produit pas un watt de plus qu’une consigne à 28 : elle fait simplement tourner l’appareil plus longtemps, dans la plage où il dégivre le plus. La seule chose qui monte, c’est la facture.

      Gratter ou arroser au jet. Les ailettes sont en aluminium mince serti sur des tubes de cuivre sous pression. Un outil les plie, et une ailette pliée bouche définitivement le passage de l’air à cet endroit. Un jet haute pression fait la même chose en plus large. Si la glace est prise en bloc : arrêt de la machine, et patience, éventuellement de l’eau tiède versée sans pression.

      Bâcher l’appareil pendant qu’il tourne. Une housse posée sur une machine en marche l’étouffe, et une housse hermétique posée pour l’hiver enferme l’humidité sur les ailettes et l’électronique. Une protection d’hivernage se pose après la mise hors service, et elle doit respirer.

      Ajouter un chauffage d’appoint électrique. Un réchauffeur électrique restitue à peu près ce qu’il consomme, là où une pompe à chaleur en restitue plusieurs fois plus — tant qu’il y a de la chaleur à prendre dans l’air. Le brancher pour « aider » en novembre, c’est payer la chaleur au prix fort au moment précis de l’année où le bassin la perd le plus vite.

      Ce qui marche, et qui ne s’achète pas chaque saison

      La seule action dont l’effet dépasse largement tout le reste est de couvrir le bassin la nuit. Une surface libre perd l’essentiel de sa chaleur par évaporation, et ce poste écrase les autres dès que les nuits fraîchissent : une couverture qui empêche l’évaporation rend plus de degrés qu’un degré de consigne, et elle les rend gratuitement. Le choix du dispositif est traité dans l’article bâche à bulles ou volet roulant, et c’est la dépense qui change le bilan d’octobre. Pour rallonger franchement la saison, le cran au-dessus n’est pas une machine plus grosse mais un abri de piscine, qui travaille le jour en plus de la nuit.

      Deuxième action gratuite : chauffer aux heures les plus douces, pas la nuit. Troisième : garder la filtration en état, parce que le débit conditionne tout le reste — et un filtre chargé met la pompe à chaleur en défaut bien avant de troubler l’eau. La puissance de la pompe de filtration et le débit minimal exigé par l’échangeur sont deux contraintes qui se vérifient ensemble.

      Idéal pour : Couper l'évaporation nocturne, qui est la première perte du bassin

      Bâche à bulles 400 microns avec enrouleur

      4.4/5 — notre avis
      • Agit sur la perte dominante, celle que la machine ne peut pas compenser
      • Rend des degrés sans consommer un watt, et prolonge la saison de plusieurs semaines
      • L'enrouleur est ce qui fait qu'on la remet tous les soirs plutôt qu'une fois sur trois

      Le défaut : Elle se range mal sur un bassin de forme libre, elle vieillit au soleil et à l'eau chlorée, et elle finit par perdre ses bulles au bout de quelques saisons. Elle ne porte aucun poids et ne remplace en rien un dispositif de sécurité : une bâche à bulles n'est pas une couverture de sécurité.

      Budget indicatif

      Comptez quelques centaines d'euros bâche et enrouleur ensemble — indicatif

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      La saison prochaine, et ce que cet automne vous aura appris

      En février, la question du givre ne se posera plus : la machine sera à l’arrêt, échangeur vidé, by-pass fermé. Ce qui restera de cet automne, c’est un relevé — trois ou quatre matinées notées avec leur température, leur humidité et ce que l’eau avait gagné la veille. C’est ce relevé qui vaut quelque chose, parce qu’il dit à quelle date la machine a cessé d’être rentable dans votre jardin, et aucune fiche technique ne le dira à sa place.

      De ce relevé sortent deux décisions pour l’an prochain, et elles ne coûtent pas la même chose. La première est d’avancer la fin de saison à la date que le relevé désigne, au lieu de la pousser de quinze jours à coups de dégivrages. La seconde est d’ajouter la couverture si elle manque encore — et de regarder l’hivernage actif ou passif avant la première gelée, puisque c’est l’eau restée dans l’échangeur qui fend les serpentins, pas le givre sur la grille.

      Dans trois saisons, l’évaporateur aura vieilli. Les ailettes se seront légèrement couchées sous les nettoyages, le fond du bloc aura accumulé ce que le ventilateur y colle, et la machine givrera un peu plus tôt chaque année pour cette seule raison. C’est l’usure la plus prévisible de tout l’équipement du bassin, et la seule qu’un quart d’heure de nettoyage par an retarde pour de bon.

      Questions fréquentes

      Pourquoi ma pompe à chaleur de piscine givre-t-elle ?
      Parce qu'une pompe à chaleur prend la chaleur de l'air, et que pour la lui prendre son échangeur doit être plus froid que l'air. Dès que cette surface descend sous le point de rosée, la vapeur d'eau contenue dans l'air s'y condense ; si elle descend en plus sous zéro, cette eau gèle au lieu de couler. Le givre n'est donc pas une avarie : c'est l'humidité de votre jardin déposée là où l'air passe. C'est pour cette raison qu'une machine givre beaucoup par un matin doux et humide à 9 °C, et presque pas par un froid sec à 1 °C. Toutes les machines du marché embarquent un cycle de dégivrage pour l'évacuer.
      À partir de quelle température une pompe à chaleur de piscine s'arrête ?
      Il n'y a pas de seuil universel, et c'est la notice de votre machine qui le donne — cherchez la ligne « plage de fonctionnement » ou « température d'air minimale ». Les appareils on/off d'entrée de gamme se déclarent généralement autour de 0 à 5 °C, les modèles inverter descendent plus bas, et certains full inverter revendiquent une dizaine de degrés sous zéro. En dessous de ce seuil, la machine ne tombe pas en panne : elle se met en sécurité ou passe plus de temps à dégivrer qu'à chauffer, ce qui revient au même sur la facture. Ce seuil est une donnée d'achat autant qu'une donnée d'usage.
      Combien de temps dure un cycle de dégivrage ?
      De quelques minutes à un quart d'heure selon l'épaisseur accumulée et la méthode employée, et il se répète d'autant plus souvent que l'air est humide. Pendant ce temps, la machine ne chauffe pas : sur une machine à inversion de cycle, elle prend même un peu de chaleur à l'eau du bassin pour faire fondre la glace. L'afficheur reste allumé, le ventilateur peut s'arrêter, de la vapeur sort de la carrosserie et de l'eau coule sous l'appareil. Tout cela est normal. Ce qui ne l'est pas, c'est un dégivrage qui s'enchaîne sans jamais rendre la grille propre, ou qui dure une heure.
      Ma pompe à chaleur tourne mais la température de l'eau ne monte plus : pourquoi ?
      Trois explications couvrent presque tous les cas. L'air s'est refroidi et la machine ne prélève plus assez de chaleur pour compenser les pertes du bassin, qui augmentent justement quand les nuits fraîchissent. Le bassin n'est pas couvert, et l'évaporation nocturne emporte plus que ce que la machine apporte le jour. Ou le débit d'eau a chuté — filtre chargé, panier plein, vanne mal ouverte — et l'échangeur ne reçoit plus ce qu'il lui faut. Les deux premières ne sont pas des pannes : ce sont les limites de l'appareil, et une couverture agit davantage qu'un degré de consigne en plus.
      Faut-il gratter le givre sur l'évaporateur ?
      Non, et c'est le geste qui coûte le plus cher sur ce sujet. Les ailettes de l'évaporateur sont en aluminium mince serti sur des tubes de cuivre qui contiennent du fluide frigorigène sous pression : un tournevis, une spatule ou un jet puissant les plie, et une ailette pliée bouche définitivement le passage de l'air. Pire, une perforation vide le circuit, et la recharge relève d'un opérateur certifié. Si la glace est prise en bloc, la bonne manœuvre est d'arrêter la machine et de laisser l'air faire, éventuellement avec de l'eau tiède versée sans pression. Le reste du temps, on laisse le cycle de dégivrage travailler.
      Le givre peut-il venir d'un manque de fluide frigorigène ?
      Oui, et c'est la seule cause de cette page qui ne se corrige pas soi-même. Un circuit qui a perdu du fluide travaille à une pression trop basse, l'évaporateur descend plus froid qu'il ne devrait, et il givre dans des conditions où une machine saine ne givrerait pas. Le signe qui oriente : le givre se forme en plaques localisées plutôt que sur toute la surface, souvent près de l'entrée du détendeur, et il revient immédiatement après chaque dégivrage. Un circuit frigorifique est hermétiquement fermé ; s'il manque du fluide, c'est qu'il fuit, et la seule réponse utile est de faire venir un frigoriste pour chercher la fuite avant toute recharge.
      Faut-il bâcher ou démonter sa pompe à chaleur pour l'hiver ?
      La machine est conçue pour vivre dehors, donc on ne la démonte pas. Ce qu'il faut faire, c'est l'isoler hydrauliquement : fermer les vannes du by-pass pour que l'eau continue de circuler sans passer dans l'échangeur, puis vider complètement cet échangeur par son bouchon de purge. De l'eau restée dedans qui gèle fend le serpentin, et c'est la réparation la plus chère de tout l'appareil. Une housse protège ensuite le ventilateur des feuilles, mais elle doit être respirante et jamais hermétique, sinon elle enferme l'humidité sur les ailettes et sur l'électronique.

      Qui a écrit cet article

      Baptiste S.

      Fondateur et rédacteur · bs-media

      Je tiens ce site parce que j'en ai eu besoin. Propriétaire d'un bassin enterré, j'ai passé trois étés à comprendre pourquoi mon eau virait, pourquoi ma pompe désamorçait et pourquoi deux devis pour le même liner pouvaient varier du simple au double. Je publie ici ce que j'ai vérifié moi-même : les mesures, les notices, les factures. Je ne suis pas pisciniste, et je le dis chaque fois que le sujet dépasse ce qu'un particulier peut faire seul.

      • Je teste avant d'écrire, ou je dis que je n'ai pas testé.
      • Je nomme ce qui ne marche pas, y compris quand ça se vend bien.
      • Aucun prix n'est présenté comme définitif : les tarifs bougent, les fourchettes sont indicatives.
      • Le seuil professionnel est toujours écrit : électricité, étanchéité, structure, on appelle quelqu'un.

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