Un lecteur m’a envoyé au printemps la photo de son robot électrique posé sur la margelle, couvercle ouvert, avec une seule phrase : « il s’arrête au bout de quarante minutes ». Le bac était bourré de feuilles de tilleul, tassées, débordant par le haut. Le cycle annoncé durait deux heures et demie. Le robot en passait quarante minutes à ramasser, et le reste à promener un panier plein sur le fond.
Son bassin n’a rien d’exceptionnel : un 9 × 4 en liner, deux tilleuls à six mètres du bord. Avant d’acheter, il avait comparé la surface annoncée, le nombre de programmes et la présence d’une application. Il n’avait regardé ni le volume du bac, ni la façon dont on y accède, ni le poids de l’engin une fois sorti de l’eau.
C’est la mécanique ordinaire de cet achat. Les fiches produit mettent en avant ce qui se photographie — mètres carrés, programmes, connectivité. Les trois ou quatre choses qui décideront de votre satisfaction à la troisième saison ne figurent presque jamais dans ce tableau. Elles se déduisent de votre bassin, de vos arbres et de votre dos.
Les trois familles, et ce qui les sépare vraiment
La différence entre ces trois familles n’est pas une question de gamme, c’est une question d’énergie. Savoir d’où vient la force qui déplace le robot et qui filtre l’eau explique presque tout le reste.
Le robot hydraulique ne possède aucun moteur. Il se branche sur le skimmer ou sur la prise balai, et c’est l’aspiration de votre pompe qui le déplace. Tout ce qu’il ramasse part donc dans le préfiltre, puis dans votre filtre. C’est peu cher et ça ne tombe presque jamais en panne — il n’y a rien dedans. Le revers est double : votre filtration doit tourner pendant tout le passage du robot, et le déplacement est aléatoire, sans logique de couverture. Il finit par tout passer, mais en trois heures là où un électrique en met une et demie.
Le robot à surpresseur fonctionne à l’envers : une pompe supplémentaire envoie de l’eau sous pression dans le robot, qui s’en sert pour se propulser et pour décoller les débris vers un sac propre. Les débris ne passent plus par votre filtre, vrai avantage sur un bassin très feuillu. Mais le système suppose une installation prévue à la construction — circuit dédié, prise de pression, pompe de plus. Personne n’en installe aujourd’hui pour un bassin qui n’en a pas. Si vous en avez un, gardez-le ; sinon, oubliez cette famille.
Le robot électrique autonome embarque sa propre pompe, son propre filtre et son propre moteur, alimentés en basse tension par un transformateur posé au bord. Son indépendance change deux choses : il tourne filtration à l’arrêt, et il ne charge pas votre filtre à sable. C’est aussi la seule famille qui grimpe aux parois de façon fiable et qui brosse la ligne d’eau. En contrepartie, c’est un appareil électromécanique dans un milieu chloré.
| Hydraulique | À surpresseur | Électrique autonome | |
|---|---|---|---|
| Énergie | Aspiration de la pompe | Pompe dédiée (surpresseur) | Moteur intégré, basse tension |
| Zone traitée | Fond, parois basses au mieux | Fond, parois selon modèle | Fond, parois, ligne d’eau |
| Où vont les débris | Dans votre filtre | Sac propre du robot | Bac propre du robot |
| Charge sur la filtration | Forte, filtration obligatoire | Consommation électrique élevée | Nulle |
| Budget indicatif | 100 à 250 € | Installation existante requise | 400 à 1 200 € |
| Pannes probables | Volet d’aspiration, diaphragme | Surpresseur, sac | Moteur, joints, électronique |
| Pour qui | Fond plat ou pente douce, petit budget | Bassin déjà équipé | Presque tout le monde |
Une ligne à retenir : l’hydraulique donne du travail supplémentaire à votre filtre, l’électrique lui en épargne. Sur un bassin dont la filtration est déjà juste, ce n’est pas un détail — c’est ce qui décide entre une eau claire et une eau voilée en août. Le guide de la filtration reprend le dimensionnement pompe-filtre et les raisons pour lesquelles un circuit sous-dimensionné ne se rattrape par aucun accessoire.
Comment choisir un robot de piscine : commencez par éliminer
La bonne méthode n’est pas de classer des modèles, c’est de supprimer des catégories. Quatre informations sur votre bassin — zone à nettoyer, revêtement, forme du fond, environnement végétal — suffisent à réduire un catalogue de deux cents références à une famille et deux ou trois critères impératifs.
L’outil ci-dessous fait ce tri. Il ne sortira pas une marque : il dira quelle technologie est écartée pour votre cas, et sur quoi vous devez être intransigeant dans la fiche technique.
Outil — 20 secondes
Quel robot pour votre bassin
Mon conseil : notez sur votre téléphone les deux ou trois exigences qui sortent de cet outil, et refusez de les négocier en magasin. Le vendeur vous montrera un modèle en promotion qui coche tout sauf une chose — et c’est toujours cette chose-là qui vous fatiguera pendant six ans.
Le bac et l’accès au panier, critère numéro un sous les arbres
C’est le point sur lequel je suis le plus catégorique, parce qu’il ne figure quasiment jamais en tête des comparatifs alors qu’il décide de votre vie quotidienne avec l’appareil.
Un robot dont le bac est plein cesse d’aspirer. Il continue à rouler, à consommer, à user ses brosses, mais il ne ramasse plus rien. Sur un bassin dégagé, un bac de deux litres tient une semaine. Sous des feuillus en septembre, le même bac est saturé au premier tiers du cycle.
Deux choses à regarder. Le volume utile d’abord : visez 4 à 5 litres si vous avez des arbres à proximité, contre 2 à 3 litres sur un environnement dégagé. L’accès ensuite, qui compte presque autant. Un panier qui s’ouvre par le dessus se vide en dix secondes, robot posé sur la margelle, sans se pencher. Un panier accessible par le dessous oblige à retourner un appareil ruisselant de dix kilos au-dessus d’une poubelle. Vous le ferez consciencieusement pendant trois semaines, puis vous espacerez, puis le robot ramassera de moins en moins et vous conclurez qu’il ne vaut rien.
Idéal pour : Un bassin bordé d'arbres, feuilles et aiguilles
Robot électrique fond et parois à panier supérieur
- Panier vidé sans retourner l'appareil, robot posé sur la margelle
- Bac de 4 à 5 litres qui tient un cycle complet en automne
- Indépendant de la filtration : les débris ne passent pas dans le filtre à sable
- Cycle plus court à couverture égale grâce à un déplacement logique
Le défaut : Le panier supérieur impose une carrosserie plus haute, donc un appareil plus encombrant à ranger et souvent un peu plus lourd à remonter.
Budget indicatif
500 à 900 €
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Les brosses, à accorder à votre revêtement
Une brosse ne se choisit pas pour son agressivité mais pour son adhérence sur votre surface. C’est là que beaucoup d’achats se plantent, y compris sur des modèles corrects.
Sur du béton brut ou peint, la surface est rugueuse et la salissure s’accroche : les picots caoutchouc travaillent bien et donnent la traction nécessaire pour grimper. Sur du carrelage ou de la mosaïque, tout s’inverse. La surface est lisse, les picots patinent, le robot décroche à mi-paroi ou tourne sur place. Il faut là des brosses en mousse ou en PVA, dont l’adhérence par contact continu remplace l’accroche mécanique. Sur liner ou membrane armée, cherchez du souple : le compromis se joue entre efficacité de brossage et respect des soudures.
Un point qu’on découvre après coup : les brosses sont un consommable. Elles s’usent en deux à trois saisons, et un robot aux brosses lisses grimpe moins bien, puis plus du tout — panne qu’on attribue au moteur alors qu’il suffisait de changer deux pièces de caoutchouc.
Idéal pour : Retrouver l'adhérence perdue avant de suspecter le moteur
Jeu de brosses de rechange pour robot
- Rend son adhérence à un robot qui décroche des parois
- Existe en picots, en mousse ou en PVA selon le revêtement
- Remplacement sans outil sur la plupart des modèles
Le défaut : La compatibilité est strictement liée au modèle, et les références des marques peu diffusées disparaissent au bout de quelques saisons. Vérifiez la disponibilité avant d'acheter le robot, pas après.
Budget indicatif
25 à 70 € le jeu
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Mon conseil : si votre bassin est carrelé et que le robot que vous visez n’existe qu’en brosses à picots, changez de modèle. Ce n’est pas un détail rattrapable, c’est la différence entre des parois nettoyées et un robot qui reste au fond.
Zone couverte, câble, poids et durée de cycle
La zone traitée est la première ligne à lire, et la formulation compte. « Fond et parois » n’inclut pas la ligne d’eau. Or c’est là que se dépose le film gras — crème solaire, pollens, résidus organiques — celui qui se voit le plus et se rattrape le plus mal une fois installé. Pour éviter le brossage manuel du liseré, il faut un modèle qui annonce explicitement la ligne d’eau, avec un temps de stationnement en surface.
Le câble est la pièce qui pose le plus de problèmes concrets et la moins discutée. Un robot qui tourne toujours dans le même sens vrille son câble, celui-ci se raccourcit en s’enroulant sur lui-même, et le robot n’atteint plus l’extrémité du bassin. Un émerillon — la pièce rotative en bout de câble — limite fortement le phénomène. À défaut, déroulez complètement le câble sur la margelle une fois par mois pour laisser partir les torsions. Vérifiez la longueur annoncée par rapport à la diagonale du bassin, en ajoutant la distance entre la prise et le bord.
Le poids est le critère le plus sous-estimé de tout cet achat. La fiche annonce 7 ou 9 kilos à sec. Sortie de l’eau, la machine est pleine, et il faut la remonter à bout de bras au-dessus d’une margelle, souvent en se penchant. Beaucoup de modèles stationnent en surface pour se vider avant remontée : ce n’est pas un gadget, c’est ce qui fait la différence entre un robot qu’on ressort et un robot qu’on laisse dans l’eau. Si le bassin doit être entretenu par quelqu’un qui a passé soixante ans, ce critère passe devant la finesse de filtration.
La durée de cycle, enfin, doit être cohérente avec votre usage. Trois heures sur un bassin de 8 × 4 signalent un déplacement mal optimisé plutôt qu’un gage de minutie. Un cycle court avec reprise ciblée vaut mieux qu’un long programme unique, ne serait-ce que parce que vous le lancerez plus souvent.
Idéal pour : Supprimer le brossage manuel du liseré gras
Robot électrique fond, parois et ligne d'eau
- Traite le film gras de surface, là où il se forme
- Stationnement en surface, qui sert aussi à la vidange avant remontée
- Adhérence conçue pour la paroi complète, pas seulement le bas
- Cycles différenciés fond seul ou couverture complète
Le défaut : Le prix d'entrée de cette catégorie est élevé, et sur un bassin couvert la majeure partie de l'année la ligne d'eau se salit trop peu pour justifier l'écart.
Budget indicatif
700 à 1 200 €
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Idéal pour : Un fond plat ou en pente douce, budget contenu
Robot hydraulique à disque pour fond
- Aucune électronique : rien qui puisse tomber en panne
- Se branche sur le skimmer ou la prise balai en deux minutes
- Fonctionne sur un liner sans risque de marquage
Le défaut : Il envoie tous les débris dans votre préfiltre et votre filtre, qu'il faut donc nettoyer plus souvent, et il exige un débit de pompe suffisant : sur une installation fatiguée, il n'avance pas.
Budget indicatif
100 à 250 €
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Idéal pour : Éviter de porter le robot et de plier le câble
Chariot de rangement pour robot
- Le robot s'égoutte à l'ombre au lieu de tremper
- Le câble s'enroule large, ce qui limite le vrillage
- Déplacement sans porter dix kilos ruisselants
Le défaut : Beaucoup de chariots vendus séparément sont universels et tiennent mal le modèle : vérifiez le support avant, ou prenez le pack constructeur même s'il coûte plus cher.
Budget indicatif
60 à 180 €
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Fond composé, fosse à plonger : le cas qui élimine la moitié du marché
Un fond plat ne pose de problème à personne. Un fond composé — plat sur la partie basse, puis pente forte vers une fosse à plonger — en pose à beaucoup de robots, et la fiche produit reste souvent floue là-dessus.
Deux échecs typiques. Le robot descend dans la fosse et n’en ressort pas : la pente dépasse ce que ses chenilles peuvent remonter, il tourne au fond jusqu’à la fin du cycle. Ou l’inverse, plus courant : il ne descend jamais, sa logique de déplacement le faisant rebrousser chemin au changement de pente. Vous retrouvez une fosse toujours sale et un fond plat impeccable, et vous croyez à un défaut de puissance.
Cherchez dans la fiche la mention explicite des fonds composés ou de la fosse, et une indication d’inclinaison maximale admissible. En l’absence de ces mentions, considérez que le modèle ne descend pas. Les hydrauliques, eux, sont hors jeu dans presque tous les cas de fosse : sans motricité propre, ils dépendent d’un débit qu’une profondeur importante ne leur donne pas. Si la fosse reste sale, vérifiez d’ailleurs votre circuit avant d’incriminer l’appareil — une pompe qui se désamorce ou un débit effondré perturbent aussi bien un robot hydraulique que la reprise d’eau générale.
Ce qui ne marche pas
Trois choses se vendent bien et ne servent presque à rien. Autant le dire.
Le pilotage par application. Le robot doit déjà être dans l’eau et branché pour qu’on le pilote — vous êtes donc au bord du bassin, à un mètre du boîtier. Le seul usage réel que je connaisse est la résidence secondaire, où quelqu’un met l’appareil à l’eau et où vous lancez le cycle à distance. Pour tout le reste, c’est une dépendance de plus à un serveur, un compte et une application qui ne sera plus mise à jour dans quatre ans. À budget égal, un bac plus grand vous rendra vingt fois plus de services.
La programmation hebdomadaire. Elle suppose un robot laissé en permanence dans l’eau, ce qui est précisément ce qu’il ne faut pas faire — joints exposés, câble vrillé, marque sur le liner. Et elle lance des cycles sur un panier qu’aucun être humain n’a vidé entre-temps. Un robot programmé qui tourne le mardi avec un bac plein du lundi use ses brosses pour rien.
Le robot comme substitut de filtration. Certains argumentaires laissent entendre qu’un bon robot permet de réduire le temps de filtration. C’est faux, et c’est la meilleure façon de finir avec une eau voilée en août. Le robot ramasse ce qui est déposé ; le filtre traite ce qui est en suspension. Une eau trouble ne se règle jamais par un robot — eau trouble malgré le chlore liste les causes réelles dans l’ordre où il faut les vérifier.
Le coût de possession réel
Le prix d’achat n’est que l’entrée. Sur cinq ans, la facture réelle d’un robot électrique se compose de trois postes que personne ne calcule avant d’acheter.
Les brosses, d’abord : un jeu tous les deux à trois ans, entre 25 et 70 € selon le modèle. Les cartouches ou mousses filtrantes ensuite, remplacées tous les un à deux ans, dans une fourchette comparable — sachant qu’une cartouche fine encrassée fait chuter l’aspiration bien avant d’être visuellement sale. Les chenilles ou courroies enfin, qui se détendent et patinent, souvent vers la quatrième saison.
Les modèles sans fil sur batterie ajoutent le poste caché le plus lourd. La batterie lithium est un consommable à durée de vie limitée en nombre de cycles ; passé quelques centaines de charges, l’autonomie se réduit et le cycle ne couvre plus le bassin entier. La question à poser avant d’acheter est simple : la batterie est-elle remplaçable séparément, et le pack est-il encore vendu ? Si la réponse est non, vous n’achetez pas un robot pour huit ans, vous achetez un appareil dont la fin de vie est fixée par sa batterie.
Idéal pour : Un bassin sans prise à proximité, ou un petit volume
Robot sans fil sur batterie
- Aucun câble, donc aucun vrillage ni longueur à calculer
- Mise à l'eau et sortie très rapides
- Souvent plus léger que les modèles filaires équivalents
Le défaut : L'autonomie décroît avec l'âge de la batterie et beaucoup de modèles ne proposent pas de pack de rechange : la durée de vie de l'appareil devient celle de sa batterie, soit trois à quatre saisons.
Budget indicatif
300 à 700 €
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Idéal pour : Pollen, sable et poussière que le panier standard laisse passer
Cartouche de filtration fine pour robot
- Retient les particules fines que le panier d'origine traverse
- Se pose en alternance avec le panier grossier selon la saison
- Améliore visiblement la reprise après un traitement
Le défaut : Une cartouche fine se colmate beaucoup plus vite : sous les arbres, elle sature en une demi-heure et fait chuter l'aspiration. À réserver au printemps et aux environnements poussiéreux.
Budget indicatif
20 à 60 €
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Reste à confronter tout cela à la taille réelle de votre bassin, que beaucoup de propriétaires n’ont jamais mesurée. L’outil ci-dessous vous donne surface et volume à partir de vos dimensions.
Outil — calcul immédiat
Volume, filtration et dosage
Mon conseil : comparez la surface annoncée par le fabricant à votre surface réelle, pas à votre volume. Un robot donné « jusqu’à 60 m² » sur un bassin de 55 m² travaillera à sa limite haute en permanence : cycles qui s’allongent, brosses qui s’usent plus vite.
Entretien et hivernage : ce qui décide de la sixième saison
Un robot ne meurt presque jamais d’usure mécanique. Il meurt de chlore séché sur des joints et d’une cartouche remisée humide.
Le rituel après chaque cycle tient en deux minutes. Sortir le robot, ouvrir le bac, le vider — même à moitié plein, parce qu’un bac tassé se vide mal la fois suivante. Rincer à l’eau claire, bac démonté, en insistant sur les brosses et les orifices d’aspiration. Poser l’appareil à l’ombre, en hauteur, jamais en plein soleil sur la margelle : les plastiques cuisent et les joints durcissent.
Pour l’hivernage, la seule vraie règle est le séchage complet. Cartouche et mousses sorties, lavées, séchées à l’air avant remontage : un élément filtrant remisé humide moisit, et vous le découvrirez en mai. Déroulez le câble entièrement, laissez-le détendu une journée, puis enroulez-le large. Le transformateur se stocke au sec et en hauteur, jamais à même le sol du local. Le robot passe l’hiver hors gel, à l’abri de la lumière.
Profitez de ce moment pour regarder le reste du circuit : c’est la période où l’on constate qu’un filtre à sable ne retient plus rien, un point traité dans quand changer le sable du filtre. Et si votre eau a été difficile toute la saison, la cause est rarement dans le matériel de nettoyage : le guide du traitement de l’eau reprend les équilibres qui expliquent la plupart des saisons pénibles.
Par où commencer, concrètement
Avant de regarder le moindre modèle, notez quatre choses : la zone que vous voulez réellement nettoyer, votre revêtement, la forme de votre fond, et ce qui tombe dans votre eau. Ces quatre lignes valent tous les comparatifs, parce qu’elles éliminent au lieu d’ajouter.
Ensuite, sur les deux ou trois modèles qui survivent au tri, faites une seule recherche : le nom du modèle suivi de « brosses » et de « pièces détachées ». Si les consommables se vendent séparément, vous tenez un appareil qui durera. Sinon, vous saurez au moins ce que vous achetez.
Et si votre bassin est bordé d’arbres, tranchez tout de suite sur ce seul point : le bac, son volume et son ouverture. Vous vous en féliciterez chaque semaine de septembre.
Questions fréquentes
- Comment choisir un robot de piscine en trois questions ?
- Première question : que voulez-vous nettoyer réellement — le fond seul, le fond et les parois, ou aussi la ligne d'eau ? Elle élimine à elle seule deux familles sur trois. Deuxième question : avez-vous des arbres à proximité ? Si oui, le volume du bac et la facilité d'accès au panier passent devant tout le reste, y compris devant la finesse de filtration. Troisième question : quel est votre revêtement et la forme de votre fond ? Elle détermine le type de brosses et, en cas de fosse à plonger, élimine la plupart des modèles d'entrée de gamme. Répondez dans cet ordre : chaque réponse réduit le choix au lieu de l'élargir.
- Robot hydraulique ou robot électrique : lequel choisir ?
- L'hydraulique se branche sur le skimmer ou sur une prise balai et se contente du débit de votre pompe existante. Il coûte trois à cinq fois moins cher, ne demande aucune électronique, mais il ne nettoie sérieusement que le fond et il fait travailler votre filtration plus longtemps. L'électrique autonome possède sa propre pompe et son propre filtre : il grimpe aux parois, brosse la ligne d'eau sur les modèles qui l'annoncent, et n'ajoute rien à la charge de votre filtre à sable. Si vous ne visez que le fond d'un bassin à pente douce et que votre pompe a du débit, l'hydraulique reste un achat raisonnable. Dès que les parois entrent dans l'équation, il n'y a plus de débat.
- Quel robot de piscine pour un liner ?
- Des brosses souples, en mousse ou en caoutchouc lisse, jamais des picots agressifs. Le liner est une membrane de quelques dixièmes de millimètre, et ce sont les soudures et les angles qui souffrent en premier : un brossage trop dur ne perce pas la membrane en une saison, mais il matifie l'impression décorative et fatigue les jonctions. Vérifiez aussi les chenilles ou les roues : sur un liner clair, certains caoutchoucs foncés laissent des traces grises qu'on prend pour de la saleté et qu'on brosse en vain. Dernier point, souvent oublié : un robot lourd posé toujours au même endroit du fond finit par y marquer la membrane. Rangez-le hors du bassin.
- Un robot de piscine remplace-t-il la filtration ?
- Non, et c'est le malentendu qui coûte le plus cher. Un robot électrique filtre un volume réduit pendant la durée de son cycle, avec un bac de quelques litres : il ramasse ce qui est déjà déposé au fond et sur les parois. Votre filtre traite l'ensemble du volume en continu et retient les particules en suspension. Les deux ne font pas le même travail et l'un ne compense pas l'autre. Une eau qui reste voilée malgré un robot qui tourne tous les jours signale un problème de filtration ou d'équilibre chimique, pas un robot insuffisant. Réduire le temps de filtration parce qu'on vient d'acheter un robot est une erreur classique de première saison.
- Faut-il un robot de piscine connecté avec application ?
- Dans la grande majorité des cas, non. Le robot est un objet qu'on pose dans l'eau en passant, puis qu'on ressort. Piloter depuis un téléphone suppose que le robot soit déjà immergé et branché — vous êtes donc déjà au bord du bassin, à un mètre du boîtier. L'application apporte quelque chose dans deux situations réelles : une résidence secondaire où quelqu'un met le robot à l'eau à votre place, et le pilotage manuel pour aller chercher un dépôt précis dans un angle. Pour tout le reste, c'est une couche logicielle de plus, qui dépend d'un serveur, d'une mise à jour et d'un compte. Au même prix, préférez un bac plus grand.
- Combien de temps dure un robot de piscine ?
- Cinq à huit ans pour un modèle électrique correctement entretenu, avec des consommables remplacés en cours de route. Les brosses s'usent en deux à trois saisons, les cartouches ou mousses filtrantes se remplacent chaque année ou tous les deux ans, et les chenilles finissent par se détendre. Ce qui décide vraiment de la durée de vie, ce n'est pas la marque affichée mais la disponibilité des pièces : un moteur d'entraînement introuvable transforme un robot de trois ans en déchet. Avant d'acheter, cherchez si les brosses, les chenilles et le bloc moteur du modèle visé se trouvent séparément. Si vous ne trouvez que le robot entier, considérez que vous achetez un consommable de quatre saisons.
- Peut-on laisser le robot de piscine dans l'eau en permanence ?
- Ce n'est pas conseillé, même si le robot est étanche. Il reste en permanence exposé au chlore et aux variations de température, ses joints vieillissent plus vite, et une exposition continue au soleil à travers l'eau fatigue les plastiques. Le câble, lui, se vrille davantage puisqu'il n'est jamais détendu. S'ajoute le point qu'on découvre trop tard : un robot posé toujours au même endroit laisse une marque sur un liner clair. Sortez-le après chaque cycle, rincez-le à l'eau claire, laissez-le s'égoutter à l'ombre. Ce sont deux minutes qui allongent la durée de vie de plusieurs saisons, et qui vous font ouvrir le panier — donc le vider avant qu'il ne se tasse.
- Comment hiverner un robot de piscine ?
- Rincez-le abondamment à l'eau claire, bac démonté, brosses comprises. Les résidus de chlore concentrés qui sèchent sur les joints sont ce qui les durcit. Sortez la cartouche ou les mousses, lavez-les, faites-les sécher complètement avant remontage, sinon elles moisissent pendant l'hiver. Déroulez le câble entièrement, laissez-le détendu une journée pour relâcher les torsions accumulées, puis enroulez-le large, sans le plier. Stockez le robot à l'abri du gel et hors de la lumière directe, le transformateur au sec dans le local et non par terre. Pour un modèle sur batterie, rechargez-le partiellement avant remisage et remettez une charge en milieu d'hiver : une batterie lithium stockée à plat pendant six mois ne repart pas toujours.
Qui a écrit cet article
Baptiste S.
Fondateur et rédacteur · bs-media
Je tiens ce site parce que j'en ai eu besoin. Propriétaire d'un bassin enterré, j'ai passé trois étés à comprendre pourquoi mon eau virait, pourquoi ma pompe désamorçait et pourquoi deux devis pour le même liner pouvaient varier du simple au double. Je publie ici ce que j'ai vérifié moi-même : les mesures, les notices, les factures. Je ne suis pas pisciniste, et je le dis chaque fois que le sujet dépasse ce qu'un particulier peut faire seul.
- Je teste avant d'écrire, ou je dis que je n'ai pas testé.
- Je nomme ce qui ne marche pas, y compris quand ça se vend bien.
- Aucun prix n'est présenté comme définitif : les tarifs bougent, les fourchettes sont indicatives.
- Le seuil professionnel est toujours écrit : électricité, étanchéité, structure, on appelle quelqu'un.
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